|

Patrick POTE
Eléments de biographie
: Patrick POTE est né le 28 janvier 1952 à Seclin.
Son intérêt pour le dessin et la couleur se manifeste
dès son enfance. Durant les années 1970, au contact
de nombreux artistes et intellectuels (tels que Gaston Criel,
Jacky Dodin, Didier Cressot, Nees Vansteland), il développe
sa technique picturale. En 1980, il décide de se consacrer
exclusivement à la peinture. Son atelier, situé
chez lui au 3, rue Maurice Bouchery à Seclin est déjà
un élément essentiel dans sa vie de peintre. A
proximité d'un jardin, c'est un lieu de travail, de réflexion,
de convivialité et aussi le principal lieu d'exposition
des œuvres de l'artiste, même si celles-ci quittent
parfois le petit atelier pour une exposition à Lille,
à Paris ou ailleurs, souvent dans le Nord.
Jean-Baptiste MULIER
Eléments
de biographie : Jean-Baptiste Mulier est né
à Seclin le 30 juin 1912. Son goût pour la peinture
commence probablement avec les décors que tout jeune,
il réalise avec son frère Louis, peintre décorateur.
Pendant la deuxième guerre mondiale, il écrit
des sketches et des chansons pour venir en aide aux prisonniers
de guerre et participe à la création de la troupe
« Art et Charité » qui donne en 1943 la pièce
« l'Arlésienne ». Dès 1961, il devient
maître-carillonneur à la collégiale Saint-Piat
et fonde le syndicat d'initiative de Seclin. Il crée
ensuite les écoles de peinture et de dessin de Seclin
et de Wattignies et édite des recueils de poésies
patoisantes, des poèmes et un livre « Souvenirs
».
Artiste inspiré par la nature, il travaille « sur
le motif » à la manière des peintres impressionnistes.
Son sujet de prédilection demeure surtout la ville de
Seclin : les monuments historiques et les principaux sites de
la ville, de la campagne environnante. Jean-Baptiste Mulier
meurt à Seclin le 11 novembre 1995.
Jean Francis MULIER
Eléments de biographie
: Fils de Jean-Baptiste Mulier, Jean Francis Mulier est né
à Seclin le 19 mars 1944. Inspiré depuis l'enfance
par l'art de son père, il se passionne très tôt
pour la peinture. Il réalise de nombreux paysages, et
s'intéresse également aux sites et aux monuments
seclinois. Parallèlement à la peinture, Jean Francis
Mulier accumule de nombreuses fonctions qui font de lui l'une
des personnalités de Seclin : il enseigne le dessin à
l'école municipale de Seclin depuis 1961, devient sociétaire
des Artistes Français à Paris à partir
de 1977 ; il est également illustrateur, carillonneur
titulaire de la ville depuis 1991 et directeur du Syndicat d'Initiatives
de la ville. Ce dernier, situé au 9, Boulevard Hentgès
à Seclin est également le lieu où l'artiste
peint et expose ses oeuvres.
Renato CASCIANI
Eléments de biographie
: Renato Casciani est né en 1957 à Lallaing (Nord).
Médecin généraliste, il est installé
à Seclin depuis 16 ans.
Les oeuvres de Renato Casciani cultivent toujours un paradoxe.
Que nous montre-t-il ? Quel est le sujet de ses oeuvres ?. Ses
peintures possèdent deux niveaux de lecture. Une interprétation
OU une autre produit du sens, mais ce qui intéresse Casciani
est la dynamique créée par une interprétation
ET une autre. Dans ses installations qui utilisent une source
lumineuse, celle-ci fait partie de l'oeuvre. Elles mettent en
scène une dualité entre une réalité
matérielle, sensible, génératrice de sens,
et une projection lumineuse, immatérielle, qui questionne
la première lecture. Ainsi, le sujet de ce qui semble
être l'oeuvre est toujours confronté à son
contraire. Les oppositions Vie / mort, Réalité
/ illusion, Matériel / immatériel, permettent
à l'artiste d'interroger la perception immédiate
de « l'objet plastique ».
Gaston CRIEL

Eléments de biographie
: Né le 30 septembre 1913 à Seclin de Gaston Criel,
comptable et de Hortense Bodel, couturière. Sa famille
s'installe au 35 rue des Comtesses à Seclin en 1920.
Il suit une scolarité laïque, tout d'abord au lycée
Charlemagne puis au lycée Franklin à Lille. C'est
sa grand-mère, ancienne soeur sécularisée,
qui s'occupe de l'éducation chrétienne de Gaston
et de sa soeur Christiane.
C'est à cette époque, alors même qu'il engage
des études de commerce, qu'il écrit ses tout premiers
poèmes (Etincelles, Gris, Amours). Ces poèmes
sont imprégnés de tendresse, de douceur mais aussi,
par endroits, de secrètes blessures.
En 1938, il a obtenu l'adresse de Paul Eluard et de Georges
Duhamel à Paris et leur écrit en joignant à
ses lettres des exemplaires de ses poèmes.
En 1939, il a vingt-six ans et, comme son père 15 ans
plus tôt, il est mobilisé et part à la guerre
comme sergent au 168e Régiment d'Infanterie. Il sera
fait prisonnier rapidement et détenu au Stalag XIA. Durant
cette période il aura une correspondance avec les poètes
de Paris tel que Paul Eluard ou André Breton. C'est alors
qu'il dirige et réalise les Cahiers littéraires.
En 1945, c'est la Libération et le retour à Seclin.
Il fréquente alors le « Café Jean »
où des gens célèbres se retrouvent, mais
il rêve toujours de Paris et de littérature.
Paul Eluard l'invite à quitter Lille pour Paris. Il fréquente
alors Les « Deux magots » et le « Flore »,
des cafés de Saint-Germain-des-Prés où
il rencontrera Jean-Paul Sartre, Juliette Gréco, Boris
Vian, Anne-Marie Cazalis, et bien d'autres. Du reste il loue
une chambre au 42 rue Bonaparte dont le propriétaire
est Jean-Paul Sartre.
Paul Eluard présente Gaston Criel à Jean Paulhan
qui le recommande à André Gide dont il devient
le secrétaire. Il anime les Mardis littéraires
au « Boeuf-sur-le-Toit » et y rencontre Jean Cocteau.
Gaston Criel sera donc assistant sur le plateau de tournage
de La belle et la bête
En 1953 il part pour l'Amérique avec Jane Heyt, américaine
fortunée qui est éprise de lui. Il visite alors
New York, Chicago, Saint-Louis, New-Orleans, Los Angeles. Il
entre de plain-pied dans l'univers du jazz et découvre
Louis Armstrong, Duke Ellington et Charlie Parker. Il écrit
Swing.
Au début des années 50, il rentre à Paris
il retrouve les Delaunay qui le font admettre comme secrétaire
de la Galerie Maeght. Il rencontre Léger, Braque, Picasso.
C'est aussi à cette époque qu'il collabore à
de nombreuses revues européennes.
Le 28 février 1955, il est engagé comme attaché
culturel à Radio Tunis. Il anime alors une émission
de radio qu'il intitule : « Lettres de mon fauteuil ».
Il donne des conférences sur la musique ou sur la poésie
à Alger, au Caire, en Irak, mais revient régulièrement
à Paris où il est toujours locataire de Jean Paul
Sartre. C'est à Paris qu'il rencontre Henry Miller avec
qui il fraternise.
Le 7 janvier 1962, l'O. A. S. met en place un attentat visant
son appartement. Il n'en reste rien. Il décide alors
de repartir dans le Nord.
Il s'installe Boulevard Carnot à Lille. Il participe
à différents projets dont le journal Le Noroscope
qui ne durera pas longtemps. Ensuite il est engagé par
son beau-frère pour développer le service de publicité
de son entreprise. A Menin, il rencontre Michelle, il a 50 ans
et elle 20. En 1966, ils s'installent à Seclin dans la
maison du père de Gaston qui vient de mourir. Ils y font
souvent la fête mais Gaston n'écrit plus.
En 1969, sa soeur divorce et il perd son travail de publicitaire.
Il aménage un mobil-home près de l'autoroute où
il installe un « bar », le Cocorico où
il sert de la boisson gratuitement. C'est alors qu'il se remet
à écrire (et vers 1970 il donnera naissance à
sa trilogie : Sexaga, Phantasma et Circus). Il travaille
ensuite comme barman à La voie lactée
à Lille. Il y rencontre des jeunes gens venus essentiellement
pour le voir. Le café sera détruit par le feu
en 1970.
En 1971, Gaston et Michelle se marient avec la seule présence
de leurs deux témoins. En 1974, Michelle obtient, par
concours, une promotion à Paris. Gaston refuse de partir
sans donner d'explication. Elle part donc seule mais ils ne
se séparent pas, au contraire l'éloignement les
rapproche encore plus. En 1982 elle revient à Seclin
et ils reprennent la vie commune. Gaston écrit tout le
temps. En 1988, il fait éditer son 5ème roman
autobiographique L'Os quotidien, qui sera d'ailleurs
offert lors de l'inauguration de la nouvelle bibliothèque
municipale en mars.
Gaston meurt le 05 janvier 1990 d'un arrêt cardiaque.
Il est enterré au cimetière de Seclin mais ses
proches ne comprennent toujours pas sa disparition.
Sources : Biographie de Gaston
Criel 1913-1990 de Janine Hache
Revue Nord' n° 24 de décembre 1994
Bibliographie des titres
les plus importants
Romans
:
La Grande Foutaise (Ed. Fasquelle, 1952)
Sexaga (Ed. Plasma, 1975)
Phantasma (Ed. Plasma, 1977)
Circus (Ed. Vrac, 1981)
L'os quotidien (Ed. Est, 1988)
Jojo Odyssée
Essais :
Swing (Ed. Vrac)
Poèmes :
Gris (Ed. La Hune)
Blues (Ed. La tour de feu)
Popoème (Ed. Millas Martin)
|