Le Comté
de Flandre au Moyen Âge - Histoire
du comté de Flandre aux cours des siècles - Aspect
linguistique de la Belgique et du Nord de la France - Les
Croisades - La quatrième
croisade - Marguerite de Flandres -
Jeanne de Flandres - Le
Hareng au Moyen - Age - Philippe Auguste,
Roi de France - Isabelle de Hainaut
- Constantinople, porte de l'Orient - La
bataille de Mons en Pévèle - Louis
XI en visite à Seclin - Les Soeurs
Augustines Hospitalères à SECLIN - conférence de
Madame Sylvia EVRARD
Notre association est née d'une
vieille légende du début du XIIIième siècle
qui mêle le réel de l'Histoire et le fabuleux, le merveilleux
et le mystère de l'imaginaire. Mais restons pour le moment dans
le réel de l'Histoire. Venez, suivez nous et...
Remontons le cours de l'histoire
jusqu'au XIII ième siècle.
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A la
mort de sa sœur JEANNE, en 1244, MARGUERITE était devenue comtesse
de FLANDRE. Mariée d'abord au chevalier BOUCHARD, puis, en secondes
noces, au Comte GUILLAUME DE DAMPIERRE, elle devint veuve en 1232.
Elle se retira alors à ORCHIES où elle se consacra à de nombreuses
œuvres et fondations charitables ou d'intérêt social.
Sa générosité atteignit son apogée dans la maison qu'elle fit
édifier à SECLIN pour le soulagement des pauvres et des malades,
et qui absorba beaucoup plus tard, à la fin du XVIII ième siècle,
le petit établissement charitable qui existait déjà dans la localité
depuis l'institution du Chapitre de Saint PIAT au VII ième siècle.
MARGUERITE, comtesse de FLANDRE
& du HAINAUT, à tous ceux que les présentes lettres verront et
entendront, salut !
Désirant d'un ardent désir mettre en pratique la parole de l'Evangile,
j'ai résolu de fonder, près de SECLIN, un hôpital pour le soulagement
des pauvres.
Afin de commencer cet hôpital je donne…. Les biens qui suivent
en aumône perpétuelle :
1°) le fonds même sur lesquels sont commencés les bâtiments du
dit hôpital ;
2°) les terres et les près adjacents au dit terrain ;
3°) une rente annuelle de 140 hl de froment, 95 hl d'avoine et
de 20 sols de monnaie de Flandre ;
4°) 142 h tant en bois qu'en terre arable sis à VIEUX-BERQUIN,
avec la rente annuelle de 30 livres 11 sols - deniers de Flandre
;
5°) une rente annuelle de 15000 harengs à prendre sur les revenus
du port de MARDYCK ;
6°) 20 h de moëres avec le tréfonds sis dans l ' hospice d ' Assenède.
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MARGUERITE confia cet hôpital aux sœurs de Saint-Augustin,
qui dirigeaient probablement déjà l'hôpital local fondé par les chanoines
de Saint PIAT au VII ième siècle. Le dévouement de l'ordre de Saint
AUGUSTIN se perpétue de nos jours. MARGUERITE de CONSTANTINOPLE, comtesse
de Flandre et du Hainaut, s'éteignit pieusement, le 10 février 1280,
à l'âge de 78 ans, entourée des siens et de toute la communauté de l'abbaye
de Flines. Sa dépouille mortelle fut ensevelie dans le chœur de la chapelle
à l'abbaye de FLINES, qu'elle avait fondée. Elle laissa un testament
comportant des legs plus ou moins importants à plus de 350 églises et
institutions charitables. La rue des comtesses perpétue à SECLIN le
souvenir de JEANNE et MARGUERITE.
En 1251, avec l'approbation de son fils GUILLAUME,
elle confirmait la rente. Cette redevance ne fut jamais régulièrement
acquittée, et en 1278 la comtesse devait déjà en prescrire la remise
par les échevins de MARDYCK au messager de l ' hôpital. En 1496, les
échevins de MARDYCK déclaraient que, sur le consentement des visiteurs
de l'hôpital de SECLIN, ils verseraient, pour les 15000 harengs livrables
à la Sain André, 18 livres parisis, en monnaie de Flandre, payables
chaque année à la Saint Jean Baptiste. Après bien des débats, poursuites,
procès et sentences, la dite rente finit par être anéantie pour la somme
de 250 florins, le 29 juin 1774.

http://membres.lycos.fr/heratlas/flandres/flandres.htm
Tableau généalogique des deux comtesses
Bibliographie :
Pour les curieux et les amateurs d ' histoire, nous ne serons trop vous
conseiller la lecture du livre de Geneviève DECANT intitulé : JEANNE
& MARGUERITE de Constantinople , Comtesses de Flandre et de Hainaut
au XIII e siècle préfacé par Régine PERNOUD aux éditions RACINE ( décembre
1995 ).
Et celui réalisé sous la direction de Stéphane REVILLION, conservateur
du patrimoine, centre archéologique de SECLIN sous le titre : L ' hôpital
Notre - Dame de SECLIN, histoire d'une fondation hospitalière de Marguerite
de Flandre ( juin 1996 ) ville de SECLIN.



Cartes extraites de l'Atlas historique, aux éditions Erasme.
En haut à gauche vous pouvez trouver une illustration
de Cartu d'Audenaerde, Archives départementale du Nord, Lille.
Photo : Desmarez

http://membres.lycos.fr/heratlas/flandres/chronicf.htm

Le Drapeau Flamand :
son origine
Originellement, la bête à griffes, emblème de la
Flandre, était toute noire, sur fond jaune. On voit le lion pour
la première fois au XIIème siècle sur les sceaux
de Philippe d’Alsace. Le comte de Flandre s’était
battu au corps à corps avec un géant et, après
l’avoir tué, s’était approprié son
bouclier où était peint un lion. La légende révèle
un bouleversement symbolique étonnant. Jusqu’au XIIème
siècle, le lion était en effet la figure du démon.
Ce sont les romans de chevalerie qui ont renversé l’imagerie
traditionnelle : le lion est devenu par la force de l’imaginaire
l’animal courageux et noble, le fort au service du faible, que
l’on connaît encore aujourd’hui. Autre glissement
symbolique : les nationalistes flamands du Vlaams Block ayant récupéré
le drapeau, les modérés ont ajouté à leur
lion des griffes rouges.
Contreverse :
Lorsque vous dites que le lion de Flandre était tout noir, c'est
faux. Le lion de Flandre à toujours été armé
(les griffes) et lampassé (la langue ) de gueules (rouge). Se
sont les extrémistes flamands qui ont peint les griffes et la
langue du lion en noir pour se différencier des Flamands modérés.
Dans l'armorial de Gelre,compilé entre 1370 et 1420, la description
est d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules.
Pour le comte de Flandre Louis de Maele il précise même
"denté d'argent".
w.losenko
LA FLANDRE - http://www.membres.lycos.fr/montdhiver/
FRONTIERE LINGUISTIQUE
Entre flamand et picard.
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/belgiqueetat_histoire.htm
La région Nord / Pas de Calais détient un particularisme
linguistique. En effet, deux idiomes prédominent : le flamand
et le dialecte picard. Ce dialecte dérive de la langue romane.
Il s’est formé avant le IXe siècle et nous en conservons
une trace ancienne grâce au manuscrit, la cantilène de
sainte Eulalie (Xe siècle), conservé à Valenciennes.
Il est parlé dans la partie méridionale de la Gaule Belgique,
de la Bresle jusqu’au Tournaisis et de Mons à Senlis jusqu’à
Gravelines, avec quelques différences. L’autre dialecte,
le flamand, dérive de la langue germanique et de la pénétration
des Barbares. Il est utilisé dans notre région entre la
frontière belge et la mer et entre l’Aa et la Lys. Jadis,
cette langue avait une influence géographique un peu plus vaste,
mais n’étant plus la seule langue employée après
la conquête française, l’idiome a perdu de son rayonnement.
Au XIXe siècle, la législation a rendu obligatoire l’utilisation
du français dans l’administration, dans les écoles
et dans les prêches. Une résistance populaire et intellectuelle
a permis la pérennisation du flamand, qui aujourd’hui est
de nouveau enseigné.
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