|


















|
|

| Sous
l'instigation du syndicat d'initiative ''Les Amis de Seclin'',
avec le concours de la municipalité et des commerçants,
la fête des Harengs prenait son envol. Nul, au départ
de cette aventure humaine aurait pu prédire l'engouement
populaire qu'a connu cette fête. |
|
 |
Très
vite, les Seclinois ont reçu cette activité récréative comme
un leg. Cela répondait à un besoin.
En masse compacte, à la manière
de la ferveur que procure la braderie de Lille, les gens de
toute condition se sont pris au jeu de l'euphorie de la fête.
(Photos : Voix du Nord) |
Ce fut chaque année l'élection
de Marguerite, Comtesse de Flandre et de ses dauphines. Puis
le défilé ; les chars décorés selon
les corporations, les fanfares, les associations seclinoises,
mais aussi des délégations polonaises, belges,
hollandaises....Musique, chants, danses, confettis etc...Et
enfin le fameux lancer de harengs en pain d'épices.
|
|
Imaginez au fil des années, ce rendez-vous
que les Seclinois, mais aussi les gens des autres communes alentour,
attendaient. Cette fête était devenue un moment incontournable de
la vie seclinoise, chacun l'attendait avec, pour certains, une préparation,
un travail permanent durant l ' année précédent l'événement.

Le COMITE des FETES en 1965
Crédit photo : Collection privée de Monsieur Jean Francis
MULIER
De gauche à droite :
Debout :
M. Roger DUTHOIT, M. Jean QUIGNON, M. MORIGIA, M. DUBURCQ, M. Jules
LEGRAND, M. Georges COIGNON, M. Lucien BAERT, M. Fernand DELPLACE,
M. Emile GOBEAU, M. Emile ROSE, M. VALENTON, M. J-B. DUTHILLEUL,
M. Désiré DUGARDIN, M. RINGOT
Assis :
Abbé WATEL, M. DELEHAIE, M. Jean CRAMETTE, M. J-B. MULIER,
M. Georges DEDULLE, M. Jacques WALLAERT, M. Jules SERRURIER, M. Pierre
GAVELLE
Personnalités ayant fait partie
du Comité des fêtes durant les autre années (pardon
aux oubliés)
M. BEAUVAIS, M. BERNARD, M. BLAISE, M. Michel BOSTYN, M. Léon
CARLIER, M. CARON, M. CHOQUET, M. Marcel DEGENS, M. Léon DELEFOSSE,
M. DELENEUVILLE, M. DUPAS, M. HAVEZ, M. LEFEBVRE, M. LASAFFRE, M.
MARCY, M. J-F. MULIER, M. MUNCH, M. Gérard PAU, M. Raymond
SACLEUX, M. Armand VANDENBERGHE, M. VERDIERE.
POINT PRESSE
Hebdo
Seclinois
les Amis des Géant souhaitent réactiver la Fête
des Harengs
| "LES
SECLINOIS TEMOIGNENT..." |
|
J'ai vécu la première
" Fête des Harengs "
|
J'avais une douzaine d'années lors de la première
" Fête des Harengs ". Elève de sixième ou de cinquième au lycée
de Gondecourt (qui ne s'appelait pas encore Lycée Marguerite
de Flandres), je n'avais pas été invité à participer de façon
active comme le furent probablement un grand nombre des scolaires
seclinois. Simple spectateur cette année là, j'ai pu jouir du
spectacle tout à loisir.
Toutefois, mon père, mon frère, mon parrain, mes oncles et cousins,
participèrent diversement à cet événement.. Il en fut ainsi
pour mon père, mon parrain et le cousin Albert, un brassard
au bras, ils conduisaient et orientaient les diverses sociétés
ou chars du défilé, d'autres furent figurants sur des chars.
Mon frère Paul, à l'époque directeur de la MJC , sise rue de
Burgault, participait au défilé de façon amusante : sa 2CH totalement
débarrassée de sa carrosserie ouvrait le cortège et à l'intérieur
quelques-uns uns de ses amis baladaient au-dessus de la foule
des cannes à pèche avec au bout des hameçons quelques harengs
(de véritables harengs). Il avait édité à cette occasion, un
journal à la vocation éphémère (un seul et unique numéro), dont
le titre était bien évidemment " LE HARENG ", et l'article principal
était intitulé " POUR LA PREMIERE FOIS, LE HARENG SORT ".

Le déjeuner dominical fut largement avancé, le défilé ne passant
pas à Burgault, nous nous rendîmes chez l'oncle Hubert dont
la maison était située à l'intersection de la rue Carnot et
de la rue Max Dormoy, en face du café Plaete (l'actuelle Escale
des Flandres). Choix particulièrement judicieux, la place se
prêtait particulièrement bien aux évolutions des Majorettes
ou des sociétés folkloriques.
Autant que je m'en souvienne, le cortège se voulait à la fois
historique et moderne. Le coté moderne était assuré par plusieurs
société de majorettes (belges et hollandaises) ou de fanfares
et harmonies, des groupes folkloriques et bien sur les incontournables
Gilles (qui n'étaient aucunement de Binche).
Le coté historique était marqué par des représentations et des
reconstitutions de scènes de l'histoire seclinoise, mais également
de scènes de la vie courante aux siècles précédents.
En particulier des chars reproduisaient une fonderie médiévale
de cloches, un bateau utilisé lors des invasions normandes,
la reconstitution d'un stalag (et un clin d'œil pour Fernandel
avec un prisonnier et sa vache), d'un estaminet, d'un cabaret,
un cabinet médical à la Molière d'où les figurants prenaient
un malin plaisir à vider leurs clystères remplis d'eau sur la
foule. Différents moyens de transport au cours des siècles figuraient
également, avec une présence importante de cavaliers (et de
cavalières). Des troupes à pieds représentaient les légions
romaines, des grognards napoléoniens, des poilus de la grande
guerre et même les arbalétriers de la confrérie de Saint Georges
qui assurèrent longtemps la sécurité de la ville. Quelques épisodes
de la saga seclinoise étaient rappelés telle l'histoire du lion
de Seclin, bien digne d'un Tartarin de Tarascon. Le défilé se
terminait avec la Comtesse des Flandres et ses dauphines et
surtout le bateau des pécheurs de Mardyck d'où étaient lancés
des Harengs en pâte feuilletée réalisés par les boulangers et
pâtissiers de la ville. Harengus n'existait pas encore, si ma
mémoire est bonne. Je dois bien avouer que je n 'en ai guère
(en fait aucun) souvenir. A l'issue de cette fête, la ducasse
fit le plein tout comme les cafés (la journée avait été chaude
et ensoleillée) et ce jusqu'à fort tard dans la nuit (mais à
cette époque le lundi de ducasse était chômé et les écoles fermées
mais pas le lycée où j'étais élève). Quelques années plus tard,
j'ai fait office de figurant sur le char de la MJC. Celui-ci
était consacré aux héros des bandes dessinées.

Crédit photo : La Voix du Nord
Avec le recul d'une quarantaine d'années,
il faut bien admettre que les premières années furent un extra-ordinaire
succès populaire tant chez les spectateurs que dans la préparation,
la mobilisation et la participation des seclinois. Les participants
se sont bien amusés, il faut bien dire que la joie et la bonne
humeur étaient de mises. Les derniers épisodes ne suscitèrent
point cet engouement mais il me semble que cette fête s'était
un tantinet éloignée de ses origines (les derniers programmes
et affiches ne font plus mention du hareng, de la kermesse flamande
mais mettent en avant les majorettes !).

Collection privée de Monsieur Jean
Francis MULIER
Il est vrai qu'en dix ans la société française
et seclinoise avait bien changé. Les premiers organisateurs
et participant avaient la quarantaine ; agriculteurs (certains
menaient encore des chevaux lors de la fête), ouvriers, fonctionnaires
ou commerçants se connaissaient tous pour avoir usé les mêmes
bancs d'école devant les mêmes instituteurs (Monsieur Pagniez
par exemple). Dix ans plus tard, la composition sociologique
n'était plus la même, les jeunes préféraient les héros des bandes
dessinées (j'ai incarné Dupont des Dupond et Dupont de Hergé)
plutôt que les arbalétriers de Saint Georges.
La fête des harengs restera cependant une belle histoire.
|

Fête traditionnelle à Anvers 1697. Alexander
Van BREDAEL, Anvers 1663-id, 1720 . Huile sur toile.
Témoignage de Monsieur Jean
Delattre, proviseur adjoint au collège de Seclin
J'autorise, par la présente, l'association
" Les amis des géants de Seclin " à utiliser et reproduire les
textes déposés sur mon site internet.
Toutefois, les fiches ou renseignements généalogiques datant de
moins de 100 ans ne pourront être utilisés sans une autorisation
particulière. |
Haut
|
|