La légende
d'Harengus - Témoignage

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Nobles dames, nobles sieurs, gentes
damoiselles et damoiseaux, sachez qu’un conte est intemporel,
il se décline selon l’imaginaire du conteur et les
brides du savoir collectif. Il suinte jusqu’à nous,
déformé par les générations pour qu’un
conteur, le recueillant, vous transmette ce qui suit en vous mettant
bien en garde lui-même, qualifiant ses paroles de : ‘’contes
et racontars, mensonges et vérités, bien malin si
vous les démêlés !’’
Conte de TORTEQUESNE d’après la vieille
légende d’Harengus.
Il était une fois, une terre belle et féconde,
la terre de Flandre…
Il était une fois, une comtesse bien aimée, la comtesse
Marguerite…
Il était une fois, un pêcheur bien malchanceux nommé
TIT Frère…
Mais trois « il était une fois »
pour la même histoire, cela fait beaucoup de « il
était une fois », alors, ma foi, prenons les
tous ensemble pour dire d’une seule voix :
Il était une fois, un, deux, trois…
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Le comte de Flandre est revenu ! Baudouin, le neuvième,
qu’on disait mort en terre sainte, ce Baudouin là qui fut
si brave qu’on le fit empereur de Constantinople, le comte de
Flandre est revenu !
Comme un moine ou un pénitent, il est réapparu et a réclamé
sa terre. Il l’a réclamé à sa fille Marguerite,
bien surprise par ce retour si inattendu, si inespéré,
si étrange… Ce père qu’on disait enterrer,
était-il ce grand gaillard roux en robe de bure et au regard
de braise comme habité de fièvre ?
Marguerite au fond de son cœur l’aurait bien voulu croire,
mais elle savait bien quelles ruses et quelles bassesses pouvaient faire
certain pour s’emparer de la belle terre de Flandre. Elle-même
n’avait elle pas été la prisonnière du roi
de France, qui convoitait le comté ? Sa sœur n’avait-elle
pas dû épouser un de ses fidèles, ce prince Ferrant
qui eut la bonne idée de mourir à la bataille pour laisser
son épouse régner sur sa terre avec bonté et justice ?
Maintenant, Jeanne aussi était dans la tombe et Marguerite régnait
à présent dans pour laquelle sa famille avait tant œuvré.
Après tant d’années, qui pouvait être ce moine
qui se prétendait empereur, ce gaillard roux qui rameutait la
foule et qui faisait chuchoter dans le pays : « Le comte
de Flandre est revenu ! Le comte de Flandre est revenu ! » ?
Sombre étaient les pensées de Marguerite
alors qu’elle visitait l’une de ses foires qui faisaient
la richesse et la joie des villes de Flandre.
Or voilà que l’un de ses gardes bouscula un vieil homme
en haillon, un vagabond, portant le bourdon du pèlerin.
« Place ! » Cria le garde «
Place pour notre comtesse Marguerite ! »
Et le garde pour faire bonne mesure rudoya encore le malheureux. Marguerite
se mit en colère :
« Allons ! Que cet homme aille librement et que l’on
n’en dise pas qu’en ma terre on y maltraite les passants,
qu’ils soient nobles ou petites gens. »
Et elle releva elle même le vieil homme, portant même la
main à sa ceinture pour lui faire l’aumône.
« Marguerite. » Fit celui-ci. « Voilà
bien des années que je ne t’avais vue, moi qui t’ai
mise au berceau. »
Surprise la comtesse dit :
« Vous me connaissez, mais je suis née en la cité
de Valenciennes dans le Comté du Hainaut. »
« C’est vrai, comme il est vrai que j’y étais,
et que j’ai bien connu votre père et votre mère.
Je fus le compagnon du Comte Baudouin à la croisade et l’ai
suivi jusqu’au bout, et aussi votre mère dans ses derniers
instants. »
« Alors, vous avez connu mon père ?
Dites moi alors votre avis, sur ce moine roux qui prétend être
l’empereur de Constantinople. Est-il mon père, est-ce la
vérité? »
Le vieil homme hocha la tête et répondit :
« Non point car mon seigneur Baudouin est mort dans mes
bras à Andrinople. Ah, Marguerite, malgré ses soucis et
les dangers de ces terres lointaines, ses pensées étaient
ici, avec vous, votre mère et votre sœur, et seul un songe
l’avait un peu rassuré. Car mon seigneur le comte m’avait
confié avoir rêvé d’un poisson d’or
qui lui avait dit « n’aie pas de peur pour ton comté. »
A ces mots Marguerite devint toute pâle, mais l’homme lui
dit encore :
« et ce n’est pas tout, votre mère fit le même
rêve peu avant que la fièvre l’emporte auprès
de son défunt époux. Le poisson aux reflets d’or
lui a dit : « Ne t’inquiète pas de tes
filles et de ton comté ! »
Et marguerite pâlit encore.
« Est-ce donc vrai ? Alors que j’étais
prisonnière du roi de France, j’ai un jour vu jaillir d’une
fontaine un poisson aux reflets d’or qui m’a dit les mêmes
paroles, il m’a dit ces mêmes paroles et que, comme
ma sœur, je serais la bienfaitrice de mon peuple. Jamais je n’avais
osé le dire car je croyais avoir rêvé. »
Le vieil homme soupira et dit :
« Alors le roi poisson est apparu trois fois pour rassurer
votre famille. Il vous a donc donné sa protection. C’est
un bon signe car quand la terre de Flandre faiblit, jamais la mer ne
nous a manqué pour subvenir à tous. Tu as eu cœur
généreux à donner de ta peine pour relever un vieillard
et lui donner de ton bien. Garde ce cœur là, aie amour et
respect pour ta terre et elle te rendra ta confiance. Et si la terre
faiblit, tourne toi vers la mer, elle ne te fera jamais défaut. »
Marguerite accepta ce conseil et dit encore au vieil homme :
« ne peux-tu m’aider à confondre ce moine roux
qui se prétend comte de Flandre ? »
« Ha, mais qui croirait un vieil homme qui aujourd’hui
court les routes à la recherche de son salut, un errant dont
plus personne n’a gardé la mémoire ? Les gens
veulent croire au retour de leur comte bien-aimé et leurs cœurs
seront plus enclins aux jolis mensonges de ce mauvais-là qu’à
mes tristes vérités. Non. Je ne puis t’aider ainsi.
Mais je te donnerai ceci, que ton père me remit il y a bien longtemps :
C’est une relique, une épine de la couronne du Christ.
Tiens la dans ta main quand tu le verras et tu sauras quel est le cœur
de ce moine là. Adieu Marguerite, et souviens toi : Le roi
poisson veille sur toi et notre terre. Fie toi à lui et la terre
ne te manquera jamais. »
Troublée par ces paroles, elle y réfléchit
longuement et fit savoir qu’elle accepterait de rencontrer le
moine roux afin d’examiner ses prétentions.
Elle se rendit donc au lieu où il avait l’habitude de parler
à la foule, sur le bord de la rivière, tandis que lui
même parlait juché sur une barque à fond plat. Et
il avait fière allure le bonhomme, malgré la pauvreté
de ses vêtements. Et il parlait bien ! Et il semblait si
sûr de lui ! Ce pouvait-il que malgré tout…
Dissimulé dans la foule, Marguerite serra bien fort la relique
donnée par le vieil homme et observa le moine de tous ses yeux.
Et voilà, comme un voile qui vous obscurcissait la vue et qui
se déchire, que Marguerite peut voir ce qu’elle n’avait
pas vu jusque là. Ce regard de convoitise et de malveillance,
elle le connaissait bien, c’était le même regard
qu’avait le Roi de France quand il caressait l’idée
de s’emparer de la Flandre ! Et il flamboyait, il flamboyait…
Ho non, cet homme n’était pas son père et n’était
même pas un homme ! Car à le voir ainsi, il paraissait
comme un démon gesticulant, tandis que la foule buvait ses paroles
avec ravissement. Un démon, oui ! Un diable…
Marguerite serra encore plus l’épine et murmura :
« Roi poisson, si tu veilles vraiment sur ma terre et ma
famille, fais que ce diable ne s’empare jamais du comté
de Flandre. »
Et voilà que l’eau bouillonne à côté
de la barque ! Et sous les yeux médusés de la foule
et de Marguerite jaillit un poisson doré, si grand, si grand,
que bondissant par dessus la barque, il parvint à gober le moine
roux tout entier, d’une seule bouchée, avant de replonger
dans les eux de la rivière !
Il y eut grand bruit, beaucoup d’émotion, mais il fallut
peu de temps pour que chacun se réveille du charme lancé
par le démon roux et que la Flandre s’apaise.
Marguerite regagna son château de Gand et put régner
en paix…
En paix ? Pas tout à fait, car le diable, furieux de n’avoir
pu s’emparer du trône de Flandre, y sema le malheur. Partout
on signalait le fantôme du moine roux et partout où il
apparaissait, famine, maladie et chagrin s’installaient.
Rude temps pour la Flandre, temps de disette, tandis que les ennemis
des comtesses menaçaient sa terre.
Elle décida d’ouvrir pour soulager de la misère
ceux qui en souffraient le plus un hôpital, pour laquelle elle
donna terre et rente, bois et pierre pour la construction.
Ses conseillers en étaient tout marris, songer ainsi aux pauvres
quand l’ennemi menace ! Mais la comtesse tenait à
son projet et le fit faire si bien que le bâtiment sortit promptement
de terre.
« Il nous a été donné beaucoup, aussi
c’est beaucoup qu’il faut savoir rendre ! Que cet hôpital
soit le signe de notre volonté de lutter contre tous les maux,
et surtout les plus graves, l’envie et la cupidité ! »
Mais les conseillers répondirent :
« Passe pour le terrain, la pierre, le bois ou la monnaie,
puisque telle est votre volonté. Mais la disette règne,
où trouver de quoi nourrir tous les miséreux qui s’y
présenteront ? »
Et Marguerite, se souvenant des paroles du vieil homme répondit :
« Puisque la terre faiblit, tournons nous vers la mer qui
ne nous a jamais fait défaut. J’ordonne que le port de
Mardyck fournisse chaque année 15000 Harengs pour la nourriture
de l’hôpital. »
Il était une fois la terre, il était une
fois la comtesse. Il était une fois TIT Frère…
C’est un rude métier que celui de pêcheur et TIT
Frère s’y entendait à le pratiquer. Il la connaissait
bien, la mer et ses secrets. Les lieux où pêcher et ne
pas pêcher, la couleur des vagues, les humeurs du vent…
Pourtant, jamais on n’avait vu pêcheur plus malchanceux.
Quand les autres relevaient des filets pleins à craquer, il avait
toute la peine du monde à attraper un merlan. Il n’en avait
pas toujours été ainsi, pourtant, mais la malchance semblait
s’attacher à l’étrave de TIT Frère
et les mauvaises prises succédaient aux mauvaises prises.
A la maison, c’était la misère pour lui son épouse
et ses enfants. Au port, c’étaient les regards de commisération
des autres marins et parfois un rire sous cape qui lui mettait le rouge
au front…
Et voilà un matin TIT Frère qui se lève tout tremblant.
Sa femme lui demande ce qui lui arrive, mais notre pêcheur s’en
va tout aussitôt à l’église pour parler à
son curé.
« Mon père, dit-il, j’ai fait un rêve
très étrange. J’étais en mer, sur ma barque,
quand soudain, j’ai vu le visage d’une femme au creux des
vagues. Elle était belle et sereine, et une voix s’est
fait entendre qui m’a dit : « Pêche pour
les pauvres ». C’est alors que j’ai reconnu l’endroit
où j’étais : C’était la baie des
Sierines, où nul ne va jamais pêcher. Mon père,
quel est votre avis. Etait-ce la Mère de notre seigneur qui me
fait un signe, ou est-ce les si erines, ces femmes de la mer, ces dévoreuses
de marins qui tentent de m’attirer pour me noyer ? »
Le prêtre réfléchit un moment avant de répondre.
« Je crois que ce rêve t’est plutôt envoyé
par la mère de Notre Seigneur, TIT Frère. Après
tout, n’est-ce pas parmi les pêcheurs qu’Il a choisi
ses premiers compagnons, n’est ce pas un poisson qu’avaient
adopté comme symbole les premiers chrétiens ? Par
ailleurs, les si érines ne s’occupent pas des pauvres plus
que des riches quand il s’agit de les emmener au fond de l’eau.
J’ignore ce que signifie ce signe, mais je le crois de bon augure.
Reprend ta barque et va sans crainte. »
Et TIT Frère remercia le prêtre et s’en retourna
à son embarcation.
C’est alors qu’il était en mer que la missive de
la Comtesse Marguerite arriva au port de Mardyck. Le bourgmestre réunit
tous les notables de la ville pour en discuter, et comme de bien entendu,
le prêtre de la paroisse fut de la réunion.
On grommela beaucoup sur les quinze mille hareng à remettre chaque
année. C’était une grosse commande. Il y avait de
quoi occuper un pêcheur à plein temps. Mais à qui
confier cette responsabilité ?
« Hé, moi je le sais bien, à qui il faut la
donner. » Fit le prêtre tout sourire.
« Et à qui donc ? » Demandèrent
les conseillers d’une seule voix.
« Si vous m’en croyez, c’est à TIT Frère
et à nul autre que vous confierez cette tâche. »
« A TIT Frère ? » S’exclama
l’un.
« C’est vrai que sa famille en aurait bien besoin,
de cette commande. Cela les sortirait de cette misère. Mais… »
Fit un autre sans oser finir.
« C’est que TIT Frère n’est peut-être
pas assez bon… »
Fit un autre avec plus d’audace. « C’est quand
même quinze mille harengs… »
Mais le prêtre agita la main pour chasser toutes les objections
et leur dit :
« Croyez m’en, mes bons amis, c’est TIT Frère
qui doit se charger de cela. Mais attendons de le voir revenir avec
les prises de la journée. Nous verrons bien si sa malchance perdure. »
Et l’on convint d’attendre le retour du pêcheur.
TIT Frère de son côté, avait jeté
encore et encore ses filets dans les meilleurs coins de pêche
qu’il connaissait, mais ce jour là encore, les poissons
semblaient le fuir comme la peste. Il n’avait à la mi journée
pas ramené de quoi faire une friture !
Il se décida alors à mener sa barque dans
la Baie des Si erines, ainsi que lui avait recommandé son rêve.
Mais ses premiers lancers ne donnaient rien de mieux. Et rien, rien
ne venait, et TIT Frère s’acharnait en vain.
Quand soudain, il aperçut un éclat brillant dans les rets
de son filet.
Le cœur battant, les yeux brillants, il tira, tira… Et sortit
de l’eau un poisson comme il n’en avait jamais vu ;
long comme le bras, brillant comme l’or, aux nageoires de forme
étrange. Un poisson dont nul en terre de Flandre n’avait
vu le pareil. Un poisson qu’aucun pêcheur au monde n’avait
sûrement attrapé.
Contemplant sa prise, TIT Frère rit en se frottant les mains.
« Ha ! Ils vont voir au port, quel pêcheur il
est, le TIT Frère ! Une prise comme celle-là, on
en parlera encore du temps de mes petits enfants. On va voir qui va
rire ! Et puis, un poisson comme celui-là, un riche marchand
le voudra sur sa table ! Hé ! Hé ! On m’en
donnera le meilleur prix, c’est sûr ! »
Mais plus il regardait le corps de ce poisson, plus il se sentait incertain.
On n’est pas pêcheur sans connaître un peu des secrets
de l’océan, comme on n’est pas forgeron sans apprendre
un peu de la magie du feu. Et TIT Frère se disait bien qu’un
poisson comme celui-là n’était fait pour être
pêché. Il y avait dans ce poisson quelque chose comme dans
le cerf au dix cors dans le creux de la forêt, comme dans l’aigle
dans le ciel. C’était une bête d’exception,
dont on ne trouve pas le pareil. Il y avait quelque chose de sacrilège
dans cette prise. Mais pardieu ! L’argent qui manque tant
à sa famille ? La réputation auprès des autres
marins ?
Et puis, il se souvint de la parole entendue en rêve : «
Pêche pour les pauvres ! »
TIT Frère sourit.
« Quoi que tu sois, on ne peut pas t’appeler une pêche
de pauvre. Retourne dans ton domaine, et pardon de t’avoir
dérangé. »
Et TIT Frère rejeta le poisson doré à l’eau
et avec lui, ses rêves de notoriété et de fortune.
Puis il relança son filet. Mais au moment où il veut le
relever…
Il a beau tiré de toutes ses forces, pas moyen de le sortir de
l’eau !
Il se penche par dessus le plat bord et vois là dans l’eau,
tant et tant de poissons qu’il y a plus de poissons que d’eau.
Ils sont si nombreux, si serrés, que le filet menace de craquer.
Mais alors que TIT Frère se demande comment monter à bord
toute cette poissonitude, voilà que les poissons jaillissent
d’eux-mêmes des flots pour s’écraser en tas
au fond de la barque.
Quand TIT Frère rentra à Mardyck ce soir-là, il
fut bien étonné de voir l’attendre sur le quai tous
les notables de la ville. Mais il fut moins étonné encore
que ces notables à le voir ainsi, sa barque au bord du naufrage
à force d’être chargée par une masse énorme
de harengs. Si une pêche pouvait être qualifiée de
miraculeuse, c’était bien celle-là, et on en parla
encore du temps des petits-enfants de TIT Frère, et bien au delà
puisque je vous en parle encore.
Portant bien son nom, le harengs ne se déplace qu’en masse
compacte et forme une armée qui en l’occurrence apporta
le salut, apaisa la faim et devint la réponse au peuple de Flandre.
Toutes les charrettes envoyées par la Comtesse pour le premier
chargement furent remplies en une journée et tous les fumoirs
du pays travaillèrent doublement pour s’occuper de ces
poissons, et l’hôpital de la comtesse fut assuré
de ne pas connaître la faim, tant que TIT Frère fut chargé
de l’approvisionner.
En ma terre de Flandre on sait tendre la main, on sait
ouvrir la porte, et celui qui a goûté à l’hospitalité
chez nous ne l’oubliera pas de sitôt. C’est que cette
terre est généreuse et que, si elle faiblit, la mer ne
lui fait jamais défaut. Mais comme il faut rendre quand beaucoup
nous a été donné, on a gardé souvenir reconnaissant
de ce « Gus Hareng » qui fit tant de bien, et
en un certain bourg, celui de Seclin, on fait fête autour d’un
curieux géant, un poisson couronné d’or, le Géant
Harengus !
« Contes et racontars, mensonges et vérité,
je vous les ai dit, à vous de les démêler. Croyez
moi, ou ne me croyez pas, mais cette histoire est terminée. »