LE COSTUME MEDIEVAL

Durant le Moyen Age, le costume se différencie selon les époques, les sexes, les classes sociales.

Le costume masculin

Celui utilisé vers le XIII – XIV e siècle comprend :
- Les braies de toile (culotte de sous vêtement, à jambes longues).
- La chemise, commune à toutes les classes de la société, de toile de lin ou de fine baptiste selon la richesse de celui qui la porte.
- Les chausses, de toile de lin ou de laine ou de mousseline de laine extensible, sont des grandes ‘’chaussettes’’ allongées jusqu’à la ceinture où elles sont attachées par des lanières, lacets ou ‘’queues’’.
- Au dessus de la chemise, la cote, tunique enfilée par la tête, comme un chandail est parfois assortie d’un bliaud long et ample, endossé sous la cote. Les costumes d’apparat peuvent comprendre sept à huit pièces enfilées les unes au dessus des autres. Le ‘’gippon’’ est une tunique fermant par des lacets ou une rangée de petits boutons.

 

- La garnache, le garde corps ou la housse sont des manteaux de dessus, plus courts que la cote, dont ils laissent voir les plis. La housse, version luxueuse de la garnache, doublée de fourrure, est portée par les riches.
- La robe est une suite de vêtements coupés dans le même tissu. Le costume masculin long, peu distinct de celui porté par les femmes reste en vogue jusqu’aux années 1340. Après, il ne cessera de se raccourcir sauf pour les vêtements de parade ou officiel (robe des juges, prêtres, prélats, avocats, maîtres de l’université, médecins, princes et hauts seigneurs….)

Le costume féminin

Les vêtements de prestige, de cérémonie ou réservé aux classes très aisées comprennent, sans compter la chemise, cinq à sept pièces de ‘’robe’’ : cote, bliaud, surcot, garde-robe, ...
Le peuple porte chemise, cote et gonelle.

Généralités

Le concept de la beauté parfaite se définit au 13ème siècle, plus particulièrement en France et en Italie. La perfection du corps féminin devint plus importante. L'apparence extérieure pris également de l'importance. La femme idéale devait porter la tête inclinée vers l'avant, la poitrine aussi plate que possible, le ventre et les hanches mis en évidence et avancés vers le devant.

Vers 1467, les robes se bordèrent de fourrures.

Le costume féminin au Moyen Âge présentait certaines caractéristiques générales : le haut du corps était gainé tandis que le bas était allongé par la traîne, la silhouette cambrée au niveau des reins, large sur les hanches, ajusté sur le buste.

Au 13ème siècle, la mode du ventre arrondis était obtenue grâce à de petits sacs rembourrés.

Les coutures cintrées affinaient la taille. Petit à petit, les détails se multiplièrent : décolleté, coiffure, coudières et découpures...

L'agrandissement du décolleté était une nouveauté.

Les femmes portaient une chemise ainsi que le blanchet en guise de sous-vêtements. La chemise était décolletée et comportait des manches. Elle était réalisée dans une toile fine ou en soie. Le blanchet, lui, était un costume long, qui pouvait servir de robe de chambre. Il était parfois doublé et fourré, parfois en toile.

La cotte fut remplacée par le corset. Il était constitué de manches courtes qui laissaient passer la chemise. Il était ouvert par une fente lacée. Habituellement, il était porté sous la robe mais pouvait aussi la remplacer.

Le surcot ouvert était un costume du Moyen Âge dont l'usage durera pendant près de deux siècles. Le corsage était fendu et largement échancré des hanches aux emmanchures, il laissait apercevoir la cotte, tandis que le devant formait une espèce de gilet recouvert d'hermine le plus souvent tout comme l'était la bordure des emmanchures.

Le décolleté, d'abord largement arrondi, devint triangulaire au cours du 15ème siècle. A la fin du 15ème siècle, le col carré plat devint à la mode sous l'influence de l'Italie. Le décolleté triangulaire pouvait atteindre la taille sur le devant et être bordé d'un tissu souvent noir, nommé tassel dont la présence permit de diminuer la profondeur du col et de le transformer en carré. Le touret de col dit aussi gorgias ou gorgerette était un tissu de gaze qui en recouvrait les bords.

Les deux sexes portaient la longue houppelande, boutonnée sur le devant avec de grandes manches serrées au niveau du poignet ou, au contraire, évasées.

Le terme de robe était moins employé que celui d'habit de femmes. On utilisait également celui de cotardie. Il s'agit d'un costume long avec le col pour seule ouverture, dont on relevait le bas pour marcher. Il pouvait être maintenu grâce à une agrafe nommée "troussoir".

Le banolier était une ceinture large qui était placée sous les seins.

Dés le 14ème siècle, une ceinture nommée demi-ceint, était utilisée par les femmes. Elle était constituée par une chaîne en argent sur laquelle il était possible de suspendre divers objets d'usage courant.

Une mode venue d'Allemagne consistait à décorer le bas des robes, les extrémités des cornettes, de déchiquetures en lambeaux feuillus nommés "à la façon d'Allemagne". Cette nouveauté arriva en France vers 1430.

Une autre mode allemande vint en France et également à Venise dés le début du 15ème siècle : des manches fermées en forme de sac ballonné remplaçaient les manches largement ouvertes.

En Angleterre, ces deux modes furent utilisées dans les vêtements de luxe.

En Espagne, la mode du début du 15ème siècle se caractérisait par un détail typique, le vertugo. C'est en Castille, vers 1470 que naquît l'usage de ces cercles rigides qui deviendront au 16ème siècle le vertugadin français et le farthingale anglais. Cet élément vestimentaire fut utilisé jusque vers 1490 en Castille. C'est la reine Jeanne de Portugal qui en lança l'usage afin de donner suffisamment d'ampleur à ses jupes et cacher à son époux une grossesse dont il n'était pas responsable.

Les dépenses vestimentaires des femmes, même celles concernant les reines et les princesses étaient toujours moins importantes et moins fréquentes que celles des hommes du même rang social.

Coiffes et chaussures


Coiffure à corne appelée Hennin

Les coiffes médiévales

A la fin du 14ème siècle, une coiffe de soie ou une résille perlée recouvrait l'ensemble des cheveux. Dessus était posé un voile qui formait sur la tête une sorte d'auvent, la huve. Celle-ci était maintenue par de longues épingles. Elle pouvait être bordée de plis ou de ruchés.

A la fin du 15ème siècle, cette coiffe était surmontée d'un fin bourrelet. Rapidement, il augmenta de proportion et devint plus haut.

Les coiffes à corne comme leur nom l'indique étaient constituées de cornes pouvant varier dans la forme et les dimensions. La coiffe en "pain de sucre" est du même genre mais formée d'une seule pointe. Elles étaient souvent ornées d'un long voile. Toutes ces coiffes furent à la mode jusqu'en 1480. Il faut savoir que le terme de "hennin" couramment utilisé à notre époque ne désigne absolument pas l'une de ces coiffes car il s'agit en réalité d'une dénomination qui pouvait avoir une connotation satirique dans certains cas. En effet, les milieux religieux étaient fermement opposés au port de ce genre de couvre-chef en raison de leurs dimensions excessives et, pour les coiffes à corne, pour leur ressemblance avec les cornes du diable. Cependant, on ignore la signification exacte du mot hennin dont on ne trouve trace nulle part. Le "hennin" apparaît vers 1430 et pouvait atteindre un mètre de haut. Réalisé en papier rigide ou en toile empesée, il était recouvert de soie ou d'une autre étoffe précieuse. Un voile transparent pouvait le recouvrir ainsi que le visage et tomber jusqu'au sol. Ce voile pouvait aussi être fixé sur la pointe du "hennin". Les cheveux qui dépassaient de la coiffure étaient rasés sauf un petit triangle au milieu du front.

Les italiennes ne portèrent pas les coiffes à corne mais plutôt des bourrelets superposés.

A la fin du 15ème siècle, les vénitiennes suivirent une mode qui consistait à avoir des cheveux blonds, ramenés en chignon au sommet du crâne.

Les femmes de la noblesse portaient aussi des serre-têtes en or ou en argent.

L'atour de tête est le nom donné aux coiffes volumineuses des femmes de la fin du 14ème siècle au dernier tiers du 15ème siècle.

La barbette est un voile fixé soit au dessus des oreilles, soit aux cheveux, soit au chapeau. Il cachait le menton et le cou. La barbette et le couvre-chef constituaient ensemble la guimpe qui était portée par les femmes d'âge mûr et les veuves du 12ème au 15ème siècle. Une variante de la barbette, qui recouvrait le front et le menton, était surtout portée en France et en Bourgogne par les femmes en deuil.

La barrette est une coiffe souvent confondue avec l'aumusse et utilisée de la fin du 13ème au début du 14ème siècle. C'était un capuchon plat qui tombait sur les épaules. Elle était portée par les hommes comme les femmes.

Le fronteau est un bandeau d'or ou de soie utilisé comme coiffe par les femmes au 14ème siècle et au début du 15ème. On l'appelait aussi chapel d'orfèvrerie.

La huve est une coiffure en forme de cornette évasée en auvent. Elle était maintenue de chaque côté de la tête par de longues épingles. Les pans retombaient sur le cou. Elle fut portée plus particulièrement de la fin du 14ème siècle au début du 15ème siècle. La templette ou templière est une décoration utilisée au 15ème siècle, faite en métal sur laquelle s'enroulaient les tresses de la chevelure placées au-dessus des oreilles. Le touret utilisé du 13ème au 15ème siècle, est constitué d'un voile qui recouvre le front. Le tressoir est une coiffe constituée d'une tresse d'or ou de soie ornée d'orfèvrerie.

Les chaussures médiévales

Au 14ème siècle, les femmes portaient des bottes mais nous ne sommes pas certain que ce terme ait la même signification que de nos jours. Au 15ème siècle, elles portaient des poulaines, tout comme les hommes, mais aussi des patins dont la destination était de protéger les chaussures légères et fragiles lorsqu'elles sortaient.

Les patins ou les galoches étaient des souliers munies d'une épaisse semelle en bois ou comportant des talons hauts et fabriquées en velours ou cuir gravé et décoré. Habituellement, elles étaient portées sur des chaussures légères. Parfois articulées, elles pouvaient être maintenues par des lanières de cuir sur le dessus du pied. Ce type de chaussure fut porté au Moyen-Âge et au 16ème siècle.

Le bois était parfois remplacé par le liège. L'utilisation de ferrures pour protéger la semelle était inconnue. Les souliers pouvaient être décorés de toutes sortes de manière : peinture, gravure, découpes ou estampage.

Les bottes à armer étaient armées de tiges et de mailles d'acier. Elles sont sans doute à l'origine des bottes de cuir portées aux 14ème et 15ème siècles par les deux sexes. En porter une seule était d'un grand raffinement.

Les tissus

A cette époque, nombre de tissus précieux provenaient d'Orient ou étaient fabriqués dans certaines régions d'Italie, plus particulièrement celles de Gênes et de Venise ainsi qu'en Espagne. Cependant, ce sont les étoffes de laine qui tinrent la première place durant tout le Moyen-Âge : leurs qualités étaient très variables ainsi que leurs prix.

Les italiens produisaient en quantité toutes sortes de tissus tels que velours, satin ou taffetas qui faisaient le bonheur de toutes les classes favorisées de l'Europe.

Venise devint un important producteur de soie grâce à l'installation des Lucquois sur leur territoire. Elle devint également le plus grand fournisseur et importateur du marché mondial.

L'Espagne était également très friande de soie dont les fabriques survécurent après le départ des musulmans.

Une large gamme de couleurs nouvelles fit son apparition grâce aux teintures et aux mélanges de fils de teintes différentes. De plus, les couleurs perdirent le caractère symbolique qu'elles avaient auparavant, ce qui permit à chacun de porter les teintes de son choix quelle que soit sa classe sociale. Cependant, le vert était plutôt réservé aux jeunes.

Les tissus de soie étaient réalisés à partir d'armures variées : rayures, damiers, figures...

Cependant, cette soie tant prisée ne fut jamais aussi prépondérante que les draps de laine fabriqués par l'industrie flamande. Contrairement à la soie, ils étaient toujours de coloris uni.
 
Les habits de luxe étaient agrémentés de broderies et d'applications représentant toutes sortes de sujets : animaux, végétation, figures diverses.
 
La fourrure avait un rôle important et restait un signe de luxe. Elle était utilisée plus particulièrement en bordure, en doublure, sur les chapeaux. Celles qui plaisaient le plus étaient le renard, la létice qui ressemblait à l'hermine, le castor, le gris, le vair et l'hermine. Ces trois dernières fourrures étaient destinées aux vêtements de cour.
 
L'écureuil, la loutre, le lièvre... étaient plutôt réservés aux bourgeois et à la petite noblesse.
 
Le vair désignait la fourrure de l'écureuil du nord. Celui-ci pouvait être dit "menu vair" lorsque le dos de l'animal gris et son ventre blanc étaient employés successivement pour former un damier à deux couleurs. Le "gros vair" quant à lui, était d'une qualité inférieure. C'était une fourrure couramment utilisée durant tout le Moyen Âge.
 
Les tissus d'Orient eurent, eux aussi, beaucoup de succès, dans les vêtements de luxe.
 
L'Europe se fournissait en mousseline de soie et d'or venant de Mossoul, de damasquins aux motifs tissés venant de Perse ou de Damas, de soies à décor de figurines nommées "baldacchino", de draps à fond rouge ou noir ornés d'oiseaux bleus et or, venant d'Antioche, etc ...
 
Tous ces motifs typiquement orientaux furent largement copiés par les européens. Pourtant, peu à peu, les goûts se transformèrent et les thèmes occidentaux se libérèrent de l'influence orientale. L'Italie, par exemple, donna la primauté au décor floral stylisé. La mode des semis de fleurs s'étendit principalement à Florence et à Gênes.
 
Les velours ou satins façonnés cramoisis pouvaient atteindre des prix considérables lorsqu'ils étaient colorés grâce au kermès. Cette teinture, la plus coûteuse de toutes, était extraite des oeufs d'un insecte originaire de la Méditerranée.
 
Le violet n'avait pas cette connotation de tristesse et de pénitence qui sera réservé au Carême et à l'Avent. Le noir n'était pas non plus destiné à représenter le deuil mais seulement l'influence des modes mondaines. D'ailleurs, les vêtements noirs étaient souvent doublés de tissus aux couleurs vives.
 
Le camocas était un riche tissu de soie souvent agrémenté de rayures d'or ou d'argent fabriqué en Terre Sainte. Il était courant surtout aux 14ème et 15ème siècle.
 
Le cendal était un tissu de soie très utilisé au Moyen-Age et qui ressemblait au taffetas. Il en existait de toutes sortes allant de l'étoffe de luxe jusqu'au tissu de doublure très ordinaire.
 
Le dabiky était un tissu très léger fabriqué au 15ème siècle dans les faubourgs de Damiette. On en faisait des turbans brodés et des robes.
 
Le camelot était un tissu fabriqué avec du poil de chameau originaire d'Asie Mineure. Il fut importé en Occident dés le 13ème siècle par les français et les Italiens.
 
La futaine était un tissu très courant en France depuis le début du 13ème siècle. Il s'agit d'un tissu de coton ou un mélange de coton et de chanvre ou de lin. Il était fabriqué à l'origine à Fustat, faubourg du Caire, ce qui explique son nom. Cette étoffe était utilisée pour fabriquer des vêtements de dessous ainsi que des doublures. Le nom de "bombazin" pouvait désigner un vêtement de dessous fait en futaine ou bien une futaine à deux envers.

Petit lexique médiéval

AMIGAUT

Ouverture réalisée dans le col des vêtements pour les hommes comme pour les femmes. Elle était destinée à faciliter le passage de la tête.

AUMUSSE

Coiffure en forme de capuchon long et doublée de fourrure destinée aux femmes comme aux hommes. Plus tard, ce couvre-chef sera réservé aux ecclésiastiques.

BELUQUE

Il s'agit d'une mante portée par les femmes. Cependant, rien n'est sûr à ce propos.

BLIAUD

Longue robe de dessus portée du 11ème siècle jusqu'à la fin du 13ème siècle par les hommes et les femmes. Cependant, celui des femmes avait des manches longues et traînantes et était serré au niveau du buste. Il était souvent richement décoré.

BRASSIERE ou BRACEROLLE

Il s'agit d'une sorte de camisole portée en vêtement de dessus par les femmes en couches et les enfants, du milieu du 14ème siècle jusqu'à la fin du 16ème siècle. Elle pouvait être avec ou sans manche, fourrée ou piquée.

BRUNETTE

Tissu de laine de grande qualité et de couleur foncée.

BURE ou BUREL

Tissu de laine bas de gamme.

CAMELIN

Tissu de laine de qualité moyenne.

CHAPERON

Il s'agit d'un capuchon séparé de la chape et comportant une pèlerine dite "collet" ou "guleron". Cette pièce de vêtement naquit vers la fin du 12ème siècle. Elle perdura jusque vers la moitié du 15ème siècle sous diverses formes.

CHAUSSES

Vêtement destiné à couvrir les jambes aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Les chausses féminines étaient plus courtes et fixées sous le genou à l'aide d'une jarretière.

COIFFE

Tissu épousant la tête et porté sous le chaperon. Elle est différente de la cale car contrairement à cette dernière elle ne comportait pas de brides pour la fixer sous le menton.

COIFFURES A CORNES

Ce sont les coiffures féminines de la fin du 14ème siècle et du début du 15ème siècle. On leur a souvent donné le nom de hennin, ce qui est une erreur.

COTARDIE

Il s'agit sans doute d'un surcot porté sans ceinture avec des manches larges de la fin du 13ème au 15ème siècle.

DECOUPURES

Festons décoratifs découpés sur le bord des vêtements.

DEMI-CEINT

Ceinture portée par les femmes au 15ème siècle. Elle était constituée de deux chaînes de longueur différente.

DOUBLET

Vêtement de dessous porté par dessus la chemise par les hommes comme les femmes du 12ème au 15ème siècle. Il était fabriqué avec une double toile de futaine ou de linon et de la longueur approximative d'une camisole. Il était appelé "doublet à vestir".

ECARLATE

Drap de laine de très grande qualité teinté avec la graine de kermès.

ESTRAIN

Nom donné à la paille utilisée pour fabriquer des chapeaux au Moyen Âge.

FUTAINE

Étoffe de coton.

GARDE-CORPS

Vêtement de dessus porté par les hommes comme les femmes. Au début du 14ème siècle, il remplace le surcot ou peut se superposer à lui. Il est similaire au corset. Il disparaît à la fin du 14ème siècle.

GARNEMENT

Le mot définit chaque partie d'une robe au Moyen Âge.

GORGERETTE ou TOURET DE COL

Définit tout accessoire couvrant le cou et la gorge, fait de soie, de laine ou de fourrure. Il pouvait être plus ou moins décoré. On l'appelait aussi "gorgias". Il s'agissait dans ce cas d'une gaze qui couvrait le décolleté profond des robes.

GUIMPE

Aux 14ème et 15ème siècles, il s'agit d'une étoffe légère que les femmes utilisaient pour s'entourer le visage et dont les pans tombaient sur le cou et la poitrine.

HENNIN

C'est un terme impropre pour désigner les hautes coiffures à corne. Ce mot n'était pas le nom de ces coiffures contrairement à ce que l'on pense habituellement.

HOUPPELANDE

Ce vêtement était porté par tous de 1375 à 1425. C'était une large robe à grandes manches évasées avec parfois un col en forme d'entonnoir dit Carcaille. La houppelande féminine était longue et fermée sur le devant ; elle pouvait comporter une traîne.

KERMES

Les graines de kermès sont les oeufs d'un insecte, le kermès vermilio. Elles permettaient de fabriquer une teinture rouge extrêmement coûteuse.

LETICE

Fourrure blanche moins chère que l'hermine. Elle était cependant très utilisée dans les milieux aristocratiques.

OPUS ANGLICANUM

Broderie d'origine anglaise très dense qui cachait entièrement le tissu qu'elle recouvrait.

PAREMENT

Bordure faite de fourrure ou d'une riche étoffe placée sur le devant des vêtements de luxe à partir du 12ème siècle. Le vêtement était doublé d'un tissu ou d'une fourrure plus ordinaire.

PELICON

Le peliçon est un vêtement de fourrure porté du 12ème au 14ème siècle entre la chemise et la cotte.

POURFIL

Il s'agit d'une bande de fourrure qui bordait les ourlets et les ouvertures des vêtements de luxe.

RESILLE ou CREPINE

C'est un filet qui couvrait les coiffes des dames pendant le 13ème siècle.

ROBE DÉGUISÉE

Définissait au 15ème siècle les vêtements à la dernière mode et de conception hardie. Cette dénomination s'oppose à celle de "robe de commune" et à "ancienne guise".

SURCOT

Ce vêtement se substitua au bliaud au 13ème siècle. Il était porté par dessus la cotte, long, avec des manches longues, ajustées, des demi-manches ou même sans manches. Il était destiné aux hommes comme aux femmes mais pour ces dernières le surcot comportait une jupe très longue avec une grande ampleur. Le surcot dit ouvert avait des emmanchures très échancrées.

SURCOT OUVERT ou PARE

Réservé aux femmes, il était ouvert sous les bras, de l'aisselle aux hanches et bordé d'hermine.

TIRETAINE

Tissu de laine de qualité moyenne.

TROUSSOIRE ou CEINTURE A TROUSSER

A la fin du 14ème siècle, cette agrafe permettait de relever la traîne des robes.

TRUFFE ou TRUFFEAU

Bourrelets de cheveux postiches qui constituaient les hautes coiffures de la fin du 14ème siècle et du 15ème siècle.

Coiffures

On porte toujours une coiffure : voile de tête, cale (petit bonnet de toile), chaperon plus ou moins ample pouvant servir de petit manteau de peur d’être considéré comme un ‘’égaré’’ ou une personne de mauvaise vie, nul ne va nu-tête !

Accessoires

- Le costumes est complété par des bourses de cuir, aumônières de drap brodé, des sacs suspendus à la ceinture.
- Les souliers sont de formes variées, à semelles fines et sans talons, comme des pantoufles, parfois à tiges hautes comme des petites bottes. La mode des pointes extravagantes (dites à poulaine) apparaîtra plusieurs fois, au début XII e siècle chez les menestrels et les jongleurs, puis vers 1360 et une dernière fois au milieu du XV e siècle.

Le costume militaire

Le costume militaire comprend la base servant au costume civil, auquel il faut, bien entendu, ajouter des vêtements destinés à la protection contre les coups, les armes tranchantes et perforantes :

- Le gamboison est une veste rembourrée d’étoupes ou de nombreuses couche de tissu.
- Le haubert ou une veste courte, le haubergeon, sont des cotes de maille.
- Le chapel de fer, ou le bassinet, protège la tête.
- Le heaume fermé est réservé aux cavaliers qui combattent à cheval.
- Les hommes d’armes portent une cotte d’armes décorée d’armoiries peintes ou brodées, ou encore coupées dans une couleur distinctive permettant de reconnaître l’adversaire dans les tournois ou à la guerre.