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Au débouché de quadruple rangée d’arbre
qui borde la drève de l’hôpital, derrière
la statue de Marguerite de Flandre sculptée par CRAUK en
1880 siégeant au milieu des jardins à la française,
on découvre la majestueuse façade des anciens bâtiments
de l’hôpital de SECLIN. Par le porte principale de
l’ aile droite, construite vers 1633, on accède au
cloître qui entoure une cour intérieur pavée,
de plan quadrangulaire.
Trois ailes du cloître, datées respectivement de
1667, 1694 et 1701, présentent une colonnade de trente
colonnes monolithes en pierre bleue du Tournaisis. Surmontées
de chapiteaux doriques, et reposant sur des bases moulurées,
elle soutiennent des arcs surbaissés, parfois ornées
de clefs de voûtes sculptées ? A l’étage,
les façades de pierres et de briques sont rythmées
par des fenêtres rectangulaires, réunies par des
cordons de pierre.
Sur le quatrième côté, s’élève
le pignon de la salle des malades
ou salle saint ROCH. Percé d’une fenêtre,
il est soutenu par de larges piliers de grès. Trois niches
de pierres blanches contrastent avec le rouge des briques. Autrefois,
elles abritaient des statues aujourd’hui disparues.
On a souvent comparé le cloître de l’hôpital
de SECLIN à la cour de la vielle bourse à LILLE,
construite par DESTREE de 1651 à 1653. La parenté
est évidente, mais le cloître seclinois conserve
par sa rigueur et sa sobriété un caractère
plus religieux, créant une impression de calme et de paix,
loin des rumeurs et du tumulte de la vie économique qu’abrité
la Bourse lilloise.
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