Le tournoi serait apparu dès la fin du XI e siècle.
Ce jeu consiste en l’affrontement de deux groupes, ceux du ‘’dedans’’
(recrutés par l’organisateur) et ceux du ‘’dehors’’.
La mêlée se déroule dans un champ clos : la lice.
Les premiers tournois étaient très violents. Chaque chevalier
qui pénètre dans la lice au son des trompettes en fait
le tour accompagné de sa suite. Il va saluer les plus hauts seigneurs
et les juges installés dans les tribunes, puis se dirige vers
un pavillon placé à l’extrémité pour
se préparer. Les spectateurs ne peuvent s’en approcher.
Des archers appartenant aux confréries de la ville sont installés
tout autour de la lice et en interdisent l’accès. Ils sont
là pour empêcher tout débordement. Les vainqueurs
désignés par les juges reçoivent leur prix de la
main des dames.
D’autres types de jeux chevaleresques

La joute apparaît plus tardivement. Elle met en
valeur la prouesse d’un homme et non plus celle d’un groupe.
C’est un combat à cheval entre deux adversaires munis d’une
lance, le but étant de désarçonner l’adversaire
ou de rompre la lance.

Le Pas d’armes se développe surtout au XV
e siècle. Il reproduit une situation militaire classique : la
défense d’un passage ou ‘’pas’’
. Il est composé d’une suite de joutes, avec une inspiration
romanesque.

La quintaine est un exercice d’adresse pour les
jeunes pages. Ceux-ci, à cheval ou pour les plus jeunes sur un
cheval de bois à roulettes, doivent frapper et faire pivoter
d’un coup de lance un mannequin bardé de fer portant à
gauche un écu et à droite un sac de sable. Au dernier
moment, le garçon devait resserrer sa prise sur la lance pour
bien viser.
La chevalerie : un code d’honneur

La chevalerie est l’idéal le plus pur du
combattant médiéval. Pour devenir chevalier, un homme
doit répondre à certaines exigences : fidélité
à la parole donnée, défense des faibles, générosité
envers tous, et s’engager au respect d’un véritable
code d’honneur. Ce code n’est réellement écrit,
mais il est présent dans tous les esprits. Le chevalier doit
respecter la foi chrétienne et les enseignements de l’église,
assister à la messe et combattre tous ceux qui violent la paix,
éventuellement les infidèles en participant aux croisades.
Son épée doit également défendre le faible
et l’opprimé, la veuve , le pauvre et l’orphelin.
La chevalerie est aussi un engagement moral : un chevalier ne tue pas
un ennemi désarmé et aide son prochain dans la difficulté.
La devise du chevalier est ‘’vaillance
et largesse’’ (courage et générosité).
La vie privée des chevaliers doit s’accorder
avec cet idéal. Au XIII e siècle, l’idéal
de prouesse pure laisse la place à un idéal de courage
éclairé, de courtoisie et de vertu. Les chevaliers dignes
de ce nom se doivent de connaître les arts du comportement courtois
: jouer aux échecs, écrire des poèmes et des chants
dédiés aux dames, danser et chanter, jouer de la musique
avec talent. Au ‘’preux homme’’ des âges
précédents succède un nouvel idéal humain,
le ‘’prud’homme’’, un homme instruit et
réfléchi. Le chevalier se doit de mettre sa naissance
et ses capacités au service du bien commun. Les vertus chevaleresques
traditionnelles de courage conservent leur importance, surtout dans
une guerre ‘’juste’’ comme la croisade.
Devenir chevalier
Un garçon choisi pour être chevalier s’entraîne
dès sa plus tendre enfance à l’art de la chevalerie.
Il remplit tout d’abord les fonctions de page auprès d’un
chevalier. Un page apprenait non seulement les règles du combat,
mais aussi celles de l’honneur et de la courtoisie, notamment
vis à vis des dames….Dans ses premières années,
le garçon reste avec sa nourrice et les dames du château.
Il apprend les bonnes manières et les obligations domestiques.
Très vite cependant, il étudie le maniement des armes,
notamment grâce à la quintaine, et étudie l’art
de la chasse.
Vers quatorze ans, le garçon peut devenir écuyer,
et a le droit de porter des armoiries sur son écu, comme un chevalier.
L’écuyer est placé auprès d’un chevalier
qui le traite un peu comme un compagnon, plus généralement
somme son serviteur.
Le jeune écuyer, âgé entre dix-huit
et vint et un ans, devient chevalier au cours d’une cérémonie
solennelle : l’adoubement.
La veille, il prend un bain symbolisant la purification de ses fautes.
Puis il revêt une tunique blanche symbolisant la pureté
qu’il doit conserver. Il jeûne alors jusqu’au lendemain
en signe de pénitence. Il passe une nuit entière ne prières
dans la chapelle du château. Au matin, il communie et son épée
est bénie : dès ce moment, il ne devra s’en servir
que pour des causes justes. Après le serment porté sur
l’évangile, le jeune homme est revêtu de son armure.
Son parrain lui donne alors la ‘’collée’’,
un rude coup sur l’épaule, frappé avec la main ou
le plat de l’épée. Le jeune homme est devenu chevalier.
En armes, il saute sur son cheval sans prendre appui sur les étriers
pour monter son agilité !
Le serment du chevalier
1. Tu croiras à tous les enseignements de l’église
et tu observeras ses commandements.
2. Tu protégeras l’église.
3. Tu défendras tous le faibles.
4. Tu aimeras le pays où tu es né.
5. Tu ne fuiras jamais devant l’ennemi.
6. Tu combattras les infidèles avec acharnement.
7. Tu rempliras tes devoirs féodaux, à condition qu’ils
ne soient pas contraire à la loi divine.
8. Tu ne mentiras jamais et tu seras fidèle à ta parole.
9. Tu seras libéral et généreux.
10. Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l’injustice
et le mal.