| Peu de documents anciens
font état de la date et des raisons du transfert de l’ancien
cimetière, situé primitivement autour de la collégiale
saint Piat. Il est probable qu’en raison des nombreux conflits
qui jalonnent l’histoire de Seclin, le pourtour de la collégiale
a très rapidement été insuffisant pour accueillir
les sépultures d’une population croissante. Selon toute
vraisemblance, le cimetière principal fut transféré,
hors des limites du centre de la ville, avant la Renaissance. |
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Dès la fin du XVIIIème siècle,
il fut décidé de construire une porte d’entrée
monumental destinée au cimetière de l’actuelle rue
Maurice BOUCHERY. C’est à l’architecte lillois Benjamin
DEWARLET que sont confiés les travaux. Il dresse le plan d’un
élégant mausolé, qui constitue l’une des
curiosités architecturales de SECLIN.
L’influence du 1er Empire.
De son retour d’Egypte, NAPOLEON 1er, ramène
de nombreux témoignages de l’architecture des rives du
Nil. Bon nombre des ces vestiges sont venus enrichir les collections
nationales et ont exercer une certaine influence sur l’art du
1er Empire. La porte du cimetière de Seclin montre que B. DEWARLET
est directement soumis à cette influence égyptienne. Il
dessine un cénotaphe d’une grande sobriété,
dont les aspects monolithiques évoquent l’élévation
de l’obélisque parisien ou l’entrée de certains
tombeaux égyptiens.
Un monument symbolique et fonctionnel.
On pénètre dans le cimetière en
passant sous l’élévation du monument par une petite
colonnade supportant un fronton extérieur et un fronton intérieur
au cimetière. Ils portaient, jadis, un sablier ailé, symbole
du temps qui s’envole. Les façades de la construction étaient
autrefois ornées de plusieurs décors sculptés.
Une couronne encadrée de deux flambeaux renversés, en
signe de deuil, figurait sur la façade principale. Elle rehaussait
une inscription effacée et remplacée par des croix.
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A l’origine, le cénotaphe servait d’habitation
au gardien du cimetière. Il était, entre(autre,
chargé de prévenir les visiteurs, lors de la fermeture
des portes, grâce à une cloche autrefois installée
à l’intérieur du cimetière. D’après
une gravure de Jean-Joseph DURIG, il y avait, au sommet du monument,
une vasque métallique qui servait de cheminée pour
chauffer le logement du gardien. La fumée s’échappant
du conduit ajoutait encore à l’aspect monumental
de l’ensemble en symbolisant l’élévation
des âmes vers le divin.
A l’intérieur du cimetière
on peut encore découvrir plusieurs tombes anciennes de
personnalités remarquables. Charles DUPORT, qui a contribué
à la diffusion, en 1810, de la machine à filer le
lin, mise au point par Philippe de GIRARD, repose à Seclin.
Gravure sur le cénotaphe de Jean Joseph DURING.
(début du XIXème siècle)
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L’architecte lillois Benjamin
DEWARLET.
L’architecte lillois Benjamin DEWARLET est connu
pour la réalisation d’un arc de triomphe qui fut érigé
à Lille, en 1810, lors du passage de l’empereur NAPOLEON
1er. Il élabora aussi un projet, lors du concours d’architecte
lançé pour l’édification du palais des Beaux
Arts. Il est l’auteur du pont Napoléon, traversant la Deule
à proximité de l’esplanade à Lille. Il travailla
sur le projet du MINCK (marché au poisson) et de plusieurs autres
bâtiments lillois.